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à la rencontre de Deborah Gillyns, la créatrice de Becook

Ce mois-ci je vous présente pour ceux et celles qui ne la connaissent pas encore Deborah Gillyns, la créatrice de Becook.

Deborah est une jeune femme radieuse que j’ai eu le plaisir de rencontrer et de découvrir ces derniers mois. Elle est dynamique, pétillante et passionnée. Mais s’il y a une chose qui m’a particulièrement frappée lors de notre rencontre, c’est sa maturité, et sa philosophie de vie. Elle a décidément bien les pieds sur terre, elle sait ce qu’elle veut et elle fait en sorte de l’avoir. #détermination

Encore à ses débuts, puisqu’elle s’est lancée en 2014, elle perce déjà le milieu dans le milieu de la healthy food et tout laisse à croire que ses aventures fleuriront toujours de plus belles. En tout cas c’est une affaire et une personne à suivre!

Sa positivité est contagieuse, de même que son courage. Sans plus attendre je vous recommande de lire ce qu’elle nous raconte sur son aventure pour en apprendre plus sur la merveilleuse Déborah Gillyns, la créatrice de Becook.

A la rencontre de Deborah Gillyns, la créatrice de Becook…

1/Peux-tu expliquer le concept de ton entreprise ?

D. G. :A la base, BeCook a été concu pour proposer à nos clients, tous les mardis et les jeudis, des plats sains à emporter ou livrés à domicile (et dans les salles de sport). A côté de cela, nous couvrons des évènements d’entreprise, comme traiteur, mais aussi les évènements privés comme les fêtes d’anniversaire ou les mariages. A l’heure de cet interview, le concept a mûri. Il évolue et se dirige vers la création d’un restaurant « healthy  et worldfood », ou nous continuerons à assurer un service traiteur pour les évènements de tout type, en plus d’une formule de plats à emporter.

2/D’où t’es venue l’idée ? Comment t’es-tu lancée ?

D. G. : L’idée m’est venue un soir lors d’une discussion où l’on m’avait parlé d’une femme à Lasne qui commercialisait des repas cuisinés chez elle. Le lendemain, j’ai créé ma Page Facebook et décidé du concept que je voulais créer. Je me suis vraiment lancée du jour au lendemain. J’ai eu une sorte de déclic, un moment où je me suis dis qu’il fallait aller dans le concret sans trop réfléchir.

deborah gillyns food

deborah gillyns

3/Raconte-nous ton parcours.

D. G. : Je suis née en Belgique, j’ai grandi dans le Sud de la France pour ensuite revenir faire mes secondaires ici à l’école européenne à Bruxelles. Ensuite, j’ai étudié le droit à l’ULB où j’ai obtenu un master en Droit économique en 2014. Ensuite ça a été un peu la recherche du projet que j’allais décider de concrétiser, et je suis donc revenue à mes premiers amours : la cuisine.

4/Une journée dans la vie de Deborah Gillyns ça ressemble à quoi ?

D. G. : S’il y a une chose qui est constante dans mes journées c’est qu’elles ne se ressemblent pas.

En semaine, si mon emploi du temps me le permet, je commence par une séance de sport ultra matinale (j’aime avoir finis mon entraînement pour 9h), ensuite je mange un petit-déjeuner healthy et je suis prête pour attaquer ma To-do list . Pour le moment je travaille sur le cote administratif de mon futur restaurant : dessiner les plans des travaux, compléter le permis d’urbanisme, décider des matériaux avec mon entrepreneur.

En parallèle de ce projet-là, je fais pas mal de « Branding » pour des grandes et moins grandes marques. Je travaille aussi comme journaliste Freelance (surtout pour le fooding). Mes journées sont donc consacrées souvent à du mailing ou encore à la création de contenu pour les réseaux sociaux (blog, Instagram…).

5/Tu tiens aussi un blog – Patissièrement vôtre. De quoi parle-t-il ? Est-ce un hobby ou pour les affaires que tu blogues ?

D. G. : En effet, j’ai commencé ce blog en octobre 2014 . J’avais toujours voulu en avoir un, mais avec mes études de droit, je n’avais pas vraiment l’occasion d’en tenir un de manière sérieuse. L’écriture, à la base, c’est quelque chose qui me passionne. Ensuite écrire sur les sujets qui m’intéresse, c’est le Saint – Graal. Je ne m’enferme pas dans un type de sujet particulier, même si j’ai, je l’avoue, une préférence pour les sujets food ;). Je varie suivant les humeurs avec des billets fashion, bouquins, voyages….

6/Comment trouve-tu le temps pour tout gérer ? Comment fais-tu pour rester organisée et tout jongler? Des conseils à donner ?

D. G. : Le temps. On le cherche souvent un peu partout. Ce qui m’aide beaucoup c’est toute cette philosophie du « moment présent ». J’ai appris que si l’on est focalisé sur chaque chose que l’on fait, on est gagnant sur toute la ligne : sur la productivité, l’efficacité et la qualité de la réalisation de chaque tâche.

A côté de cela j’ai adopté un certain schéma de travail : je me fixe chaque jour une tâche principale à accomplir (jusqu’au bout), 3 tâches secondaires et des étapes à franchir chaque semaine.

Par ailleurs, j’aime bien me poser dans un café pour travailler, loin des distractions de la maison. Et puis, lorsque l’on est son propre Boss, il faut se laisser du temps pour trouver son rythme de travail, sa propre méthode. Moi j’aime bien commencer tôt le matin, c’est là que je suis la plus productive.

7/Tu vis de Becook… Est-ce que les affaires ont vite pris ou as-tu eu un boulot de transition?

D. G. : Pour l’instant j’ai mis Becook en standby pour faire évoluer le projet vers un restaurant Healthy Worldfood.

Le premier mois, il a fallu que je me fasse des clients. Mais via le bouche à oreille et une bonne stratégie de communication sur les réseaux sociaux, le projet a très vite prit, et dès le 2e mois le chiffre avait triplé.

J’ai choisi dès le départ de ne pas faire un boulot « entre-deux » : le concept de Becook me plaisait et j’avais envie de m’y consacrer à 100% !

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8/Es-tu satisfaite, heureuse dans ta vie professionnelle ? Pourquoi ?

D. G. : Oui je suis très heureuse. Et j’aime beaucoup partager mon bonheur et le communiquer aux autres personnes que je rencontre, c’est une forme de don aux autres.

Les jours où mon moral est un peu moins au beau fixe, je me rappelle à quel point – cela peut paraître cliché – je suis bénie par la vie. Je suis satisfaite de ma vie professionnelle car, même si elle est en constante évolution, c’est celle que je me suis imaginée et que j’ai moi-même créée.

Je me lève tous les jours en décidant du travail que je veux accomplir et je sais que tout ce que je réaliserai sera une pierre de plus vers la construction de mon rêve : ouvrir mon propre restaurant.

Et puis je pense que c’est aussi le fait d’être constamment en progrès dans mes projets qui me stimule chaque jour. Il y a toujours une tâche à faire qui me fera avancer dans ma vie. La routine, je ne connais pas vraiment.

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9/Fais-tu des collaborations ? Comment trouve-tu les opportunités ?

D. G. : Je fais régulièrement des collaborations. Pour être honnête, ce sont les collaborations qui viennent a moi. Il faut se laisser le temps de se faire un nom et je pense que si l’on souhaite collaborer avec les marques il faut avoir un contact relationnel facile et avoir un contenu d’excellente qualité.

Le marketing des années 2010 passe par l’humain, et les marques l’on bien compris. J’ai des valeurs que je souhaite défendre et promouvoir (une vie saine, l’activité sportive, l’enthousiasme, la passion…), je ne collabore qu’avec des marques qui correspondent à cette image, à ce que je souhaite véhiculer..

10/Peux-tu nous dévoiler tes projets pour le futur ?

D. G. : D’ici quelques mois (probablement au Printemps 2016), mon resto ouvrira ses portes à Bruxelles, avenue Louise. Ce sera un restaurant avec une cuisine du monde mais saine (cuisinée sans beurre ni crème fraiche et uniquement avec des produits locaux), tout cela a un prix raisonnable. Un lieu convivial de partage où l’on y déguste des plats de qualité.:)

11/Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui démarre ou souhaite démarrer son activité ?

D. G. : Ne pas trop réfléchir. Il faut dire que les Belges sont des spécialistes pour tout remettre en cause, again and again. Parfois il faut juste se lancer ! Lorsque vous ne savez pas par ou commencer, le mieux est de procéder à ce que j’appelle « la technique des petits pas » : poser chaque jour un acte (aussi petit soit-il), qui vous rapproche de votre but. Tout ne peut pas être parfait dès le début, c’est en agissant et en étant dans le concret du terrain que l’on se rend souvent compte des démarches à accomplir. Alors Just do it.

12/Selon toi, quelles sont les qualités requises pour être un bon entrepreneur , ou réussir ?

D. G. : Etre positif(-ve), optimiste et déterminé(e). Car les obstacles il y en aura. Beaucoup. Et aussi être reactif(-ve), savoir s’adapter, car il y aura toujours des choses à faire dont on n’aura pas soupçonnées l’existence. Ensuite, un bon entrepreneur est quelqu’un qui communique bien, qui a un sens du relationnel, qui a des contacts dans le milieu, et qui sait aussi aider les gens qui ont besoin de son aide et de son expertise sur certains points. Dans les affaires c’est souvent du « donnant-donnant ».

13/Quelle est ta relation avec tes clients ? Quel est ton public cible ?

As-tu établis un plan de communication particulier pour les atteindre ?

D. G. : J’ai une relation très personnelle avec mes clients. J’aime apprendre à les connaître, leurs gouts, leurs envies… Selon moi, c’est en communiquant de manière ouverte et sincère, en leur accordant sa confiance que l’on tisse des relations durables et solides avec ses clients. Mon public cible ? Ce sont les personnes qui ont l’amour des bons produits, de la qualité. Les produits que j’utilise ont toujours une provenance tracée, sont locaux au maximum et sont toujours cuisinés pour être sublimés.

14/Comment fais-tu ta promotion/pub ? Quels outils ou réseaux utilise-tu ?

D. G. : Le plus gros de ma publicité se fait sur Instagram ou j’ai un compte prive (@debbyfoodilicious) et professionnel (@becookbruxelles). Le gens sont visuels à la base, ils mangent d’abord avec les yeux. C’est pourquoi il est important de promouvoir des photos de qualité, et de se créer une « niche » de personnes ayant les mêmes intérêts que les vôtres !

15/Quelles sont tes valeurs et tes passions ?

D. G. : L’Optimisme est sans doute l’une des valeurs qui me tient le plus à cœur. Je ne supporte pas les gens qui râlent ou se plaignent à longueur de journée, ou qui voient tout comme une fatalité. Nous sommes responsables de nos propres actes, et de la façon dont nous menons notre vie. Le bonheur ne dépend pas de choses extérieures ou de ses fréquentations. Le bonheur, c’est un état d’esprit qui ne dépend que de notre perception des choses. Avoir une vision positive des choses en géneral vous aidera à attirer des évènements positifs (loi de l’attraction).

Personnellement, je crois en la phrase suivante « Do good and good will come to you ».

Pour ce qui est de mes passions. Je suis une grande passionnée de pas mal de choses : ma passion première, bien sûr, c’est la cuisine. J’aime cuisiner, j’aime partager avec les autres mes recettes, découvrir des nouveaux gouts, transformer la matière….. A côté de cela j’adore le sport, tout simplement parce que faire du sport apaise les tensions et les angoisses que je peux parfois avoir. Ensuite écrire et voyager, j’adore révéler au monde les belles choses et transmettre les nouvelles idées, les nouveaux endroits, qui valent la peine d’être découverts.

16/As-tu bénéficié d’aide et/ou de conseils de la part d’organismes ou d’agence pour le développement et la création d’entreprise à Bruxelles ? Si oui, lesquels ? Que recommande-tu ?

D. G. : Oui, de Impulse Brussels. Vous pouvez les appeler au 1819 (je ne vends rien je promets) : leurs services sont très professionnels. J’ai une dame incroyablement professionnelle qui m’a aidée dans les démarches administratives pour mon permis d’urbanisme.

Un dernier mot de Matthieu Ricard que j’aime beaucoup :

« Souviens-toi qu’il existe deux types de fous : ceux qui ne savent pas qu’ils vont mourir, ceux qui oublient qu’ils sont en vie. »

 

On souhaite à Déborah plein de succès dans l’ouverture de son restaurant et on attend avec impatience d’y faire un tour pour goûter des bons plats sans culpabilité aucune pour sa ligne ;). Can’t wait! 😉

Pour la trouver sur le web:

Pâtissièrement vôtre – le blog – ici

sa page facebook Becook: ici

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